Diagnostic d'entreprise : par où commencer à Genève

Comptes annuels, liquidités, rentabilité, seuils d'alerte légaux : ce qu'un diagnostic d'entreprise examine et les documents qu'une PME genevoise doit réunir.

Publié le 28 octobre 2026.

Un diagnostic d'entreprise commence par vos comptes annuels, puis regarde votre trésorerie, votre rentabilité et votre organisation. Pour une PME à Genève, il s'appuie sur le Code des obligations, qui fixe ce que vos comptes doivent montrer et les seuils qui imposent d'agir.

L'essentiel

Ce qu'un diagnostic examine

Un diagnostic n'est pas un audit. Il ne certifie pas vos comptes : il les lit pour répondre à une question simple, où en est l'entreprise et que faut-il décider. Il examine en général quatre domaines.

Le diagnostic compare ces éléments sur plusieurs exercices. Une seule année dit peu ; une tendance dit beaucoup.

Les documents à réunir

Le Code des obligations demande que les comptes présentent la situation économique de l'entreprise de façon qu'un tiers puisse s'en faire une opinion fondée (art. 958 CO). Ce sont donc les premiers documents à réunir :

Une entreprise individuelle dont le chiffre d'affaires est inférieur à 500 000 francs peut ne tenir qu'une comptabilité des recettes, des dépenses et du patrimoine (art. 957 CO). Le diagnostic part alors de ces relevés.

Lire la trésorerie et la rentabilité

Le portail PME de la Confédération donne deux repères pour la trésorerie. La liquidité de premier degré doit s'élever au moins à 20 % des dettes à court terme. La liquidité de deuxième degré doit, elle, dépasser 100 %.

Ces ratios ne donnent qu'une première image. Le même portail précise que seule une planification des liquidités réajustée chaque mois, ou mieux chaque semaine, montre si l'entreprise pourra payer ses échéances.

Pour la rentabilité, le portail distingue la rentabilité totale, qui rapporte le résultat à l'ensemble des fonds investis, et la rentabilité d'exploitation, jugée plus parlante. Elle s'apprécie sur plusieurs années : si elle baisse, ce peut être un premier signe de crise.

Les seuils d'alerte fixés par la loi

Le Code des obligations ne se contente pas de demander des comptes. Il impose d'agir quand certains seuils sont franchis. Ces règles visent la société anonyme et s'appliquent par analogie à la Sàrl (art. 820 CO).

Un diagnostic situe l'entreprise par rapport à ces seuils avant qu'ils ne soient atteints, quand toutes les options restent ouvertes.

Après le diagnostic : décider et piloter

Le diagnostic débouche sur des priorités : renforcer les fonds propres, revoir les délais de paiement accordés aux clients, adapter la structure, préparer un financement. Il pose aussi la question du suivi. Les comptes annuels arrivent une fois par an, parfois six mois après la clôture ; un tableau de bord mensuel suit les mêmes repères en cours d'année.

Le Diagnostic 360° suit cette démarche, décrite sur la page méthode. Le comparatif montre ce que les paliers suivants ajoutent.

Questions fréquentes

Un diagnostic remplace-t-il la révision des comptes ?
Non. La révision, quand elle est obligatoire, vérifie que les comptes sont conformes. Le diagnostic les utilise pour éclairer des décisions.

Faut-il des comptes à jour pour commencer ?
Les derniers comptes annuels suffisent pour une première lecture. Les chiffres de l'exercice en cours affinent ensuite l'analyse.

Une petite entreprise individuelle a-t-elle besoin d'un diagnostic ?
Elle tient parfois une comptabilité simplifiée (art. 957 CO). Le diagnostic reste utile dès qu'une décision se prépare : embaucher, investir, changer de forme juridique.

Sources

Chiffres vérifiés le 28.10.2026.

Ces explications sont générales et ne remplacent pas l’analyse de votre entreprise.